Oui aux nouveaux avions de combat

Charles Juillard

 

➡️ Les anciens avions doivent être remplacés

Les avions actuellement en service, le F/A-18 Hornet (1996) et le F-5E Tiger (1978), atteindront la fin de leur vie au plus tard en 2030. Il est donc logique de remplacer les deux anciens types d'avions à un stade précoce, car un processus d'approvisionnement régulier peut prendre plusieurs années. Le remplacement des deux types d'avions par un seul permettra de simplifier encore la maintenance. Selon le DDPS, l'acquisition d'avions d'entraînement légers, telle que proposée par le PSS, ne peut répondre aux exigences de la sécurité de l'espace aérien actuel.

➡️ Pour la sécurité de la population suisse

Les nouveaux avions destinés à la protection de l'espace aérien augmentent la sécurité de la Suisse et de sa population. La Suisse doit pouvoir garantir sa sécurité non seulement au sol mais aussi dans les airs. 

➡️ L'espace aérien doit être protégé

Même en temps de paix, les avions sont indispensables à la protection de l'espace aérien suisse, car ils assurent des services de police aérienne. L'espace aérien au-dessus de la Suisse est le plus dense et le plus complexe du continent, avec plus de 3000 avions qui le traversent chaque jour. Si des avions traversent la frontière suisse sans autorisation, ils peuvent être contrôlés et contraints de faire demi-tour ou d'atterrir. La Suisse peut également surveiller son espace aérien et garantir sur le plan sécuritaire des événements importants tels que les conférences de l'ONU ou le WEF de Davos. En Suisse, de telles missions de police aérienne ont lieu presque quotidiennement. Chaque année, il y a environ 40 situations où un avion viole la souveraineté aérienne, ne respecte pas les règles du trafic aérien ou se trouve dans une situation d'urgence nécessitant le déploiement d'un avion de combat.

➡️ Maintenir une chaîne de sécurité efficace, même après la crise du Covid-19

La crise du Covid-19 nous a montré à quelle vitesse de graves dangers peuvent découler de risques hypothétiques. Cette fois-ci, il s'agissait d'une pandémie, mais la prochaine fois, il pourrait s'agir d'un conflit armé. Nous devons adopter une vision à long terme de la planification de notre politique de sécurité, détachée de la situation actuelle. Notre sécurité est garantie par tout un réseau : Ambulance, police, pompiers et même l'armée de terre et les avions pour la protection de l’espace aérien. La suppression d'un élément de cette chaîne affaiblirait l'ensemble du réseau de sécurité. La seule réserve stratégique pour la protection de notre pays est l'armée, qui couvre un large éventail de menaces et qui est polyvalente. Cela comprend les avions de combat, les ressources et compétences médicales ainsi que dans le cyberespace. Nos forces armées constituent un système complet et nécessitent une planification à long terme en matière d'organisation, d'équipement et de formation. Il n'est pas plus juste d’opposer la police aux ambulances que les avions aux cyber-unités. Toutes les mesures qui contribuent à la protection sont importantes.

L’objet de votation en détail

 

Télécharger l’argumentaire court

Recommandations

  • Le Conseil des États recommande l’adoption du projet par 33 voix contre 10, avec 1 abstentions.
  • Le Conseil national recommande l’adoption du projet par 123 voix contre 68, avec 5 abstentions.
  • Le Groupe du Centre PDC-PEV-PBD recommande à l'unanimité l'adoption.
  • Le comité du PDC suisse recommande l’adoption du projet par 34 voix contre 3 et 1 abstention.