26.09.2019 Communiqués Économie durable Le PDC économie, modèle de réussite suisse

Le PDC se projette déjà au-delà des élections face aux défis qui attendent l'économie et la société. 

La Suisse traverse une période de turbulences. L'économie mondiale s'affaiblit, ce qui touche particulièrement notre industrie d'exportation. Les grandes banques centrales abaissent déjà leurs taux d'intérêt par mesure de précaution, ce qui augmente la pression sur la Banque nationale suisse. Les instances internationales veulent changer radicalement le système fiscal mondial, ce qui risque de réduire considérablement les ressources fiscales de la Suisse. Le PDC est préoccupé par ces défis économiques et sociaux et veut agir sans délai.

L'économie suisse fait face à une situation difficile. Selon les statistiques du commerce suisse de l’Administration fédérale des douanes (AFD) les exportations ont reculé de 4.3 % en août 2019 par rapport à juillet 2019. Les exportations vers l'Allemagne (notre principal partenaire commercial) ont chuté de 14 % en un mois. La décision de la Banque centrale européenne et de la Banque centrale américaine de réduire leurs taux d'intérêt accroît plus fortement encore la pression sur la Banque nationale suisse à baisser ses taux d’intérêt qui sont déjà négatifs. Mais les conséquences indésirable provoquée par cette politique du taux d’intérêt négatif sont de plus en plus importantes non seulement sur nos caisses de pensions mais aussi pour les petits investisseurs. 

Au sein de l'OCDE, les efforts sont en cours pour changer complètement le système fiscal international. Les deux approches qui sont actuellement discutées à savoir la mise en place d’un taux minimum d’imposition et une nouvelle répartition de l’impôt sur les bénéfices des entreprises actives sur le plan international auraient un impact considérable sur les ressources fiscales de la Suisse. Les experts s'attendent à une baisse des recettes fiscales de l'ordre de dix milliards de francs par an. 

Depuis des années, la politique monétaire menée par la Banque nationale suisse (BNS) est prise en étau par la politique monétaire très expansionniste menée par la Banque centrale européenne (BCE) et ses taux d'intérêt négatifs. Il est quasi certain que la BCE ne changera pas de cap dans un avenir proche. Pour la Suisse, cela signifie que les conséquences indésirables provoqués par les taux d'intérêt négatifs se renforceront, aussi bien si les taux d'intérêt négatifs se maintiennent que si les taux d'intérêt négatifs augmentent lentement. Le conseiller national PDC Nicolo Paganini exige donc que « le Conseil fédéral se prépare à ces différents scénarios et explique au Parlement les possibles actions envisageables ».  

Le PDC veut empoigner sans délai le dossier des défis posés à notre politique économique et fiscale. Lors de sa séance du 24 septembre 2019, le groupe parlementaire a soutenu une motion du PDC qui demande au Conseil fédéral d’indiquer dans sa planification de la législature 2020 - 2024 quels projets concrets il entend utiliser pour contrer les conséquences négatives attendues des deux scénarios de politique monétaire alternatifs concernant les taux d'intérêt négatifs. La motion s’inscrit dans une série d’interventions dont une interpellation du groupe PDC qui pose des questions sur la stagnation de l’économie et qui demandent au Conseil fédéral d'expliquer quelles mesures peuvent être prises à un stade précoce. 

Pour le conseiller national et vice-président du groupe PDC Leo Müller : « Il ne faut pas seulement faire de la politique avant les élections, mais surtout se projeter dans l’avenir et anticiper les évolutions futures ». Pour la conseillère nationale Elisabeth Schneider-Schneiter : « Notre économie dépend de bonnes conditions-cadres. Les responsables politiques doivent les fixer au bon moment et pas uniquement réagir en temps de crise. Il est alors trop tard ». 

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