13.02.2019 Communiqués Économie durable économie, Entreprises

Reprises d’entreprises: le PDC veut une protection accrue du savoir-faire suisse

Le Conseil fédéral a publié aujourd'hui son rapport sur le postulat du Conseiller aux Etats PDC Pirmin Bischof (SO). Le postulat demandait au Conseil fédéral de montrer si l'attitude actuelle de la Suisse face aux reprises d'entreprises nationales, qui n'est soumise à aucune restriction, est toujours pertinente et quelles mesures envisageables sont possibles. Le PDC regrette vivement que le Conseil fédéral ne juge pas nécessaire d'agir dans ce domaine. Le PDC continue d'exiger des mesures contre la vente d'entreprises suisses et appelle à la mise sur pied de conditions-cadres efficaces pour les investissements directs étrangers.

Le PDC appelle à des conditions-cadre claires et nécessaires

Les pays voisins, mais aussi l'UE et les États-Unis connaissent déjà de tels mécanismes ou sont en train de les mettre sur pied. La Suisse ne connaît malheureusement pas de telles barrières. Pour le PDC, cette attitude n'est plus défendable dans la situation mondiale actuelle. Si la Suisse ne veut pas être désavantagée par rapport à d'autres pays, elle doit agir maintenant. C'est le seul moyen de préserver la savoir et les emplois en Suisse. Pour éviter que la Suisse ne soit confrontée à une liquidation sans fin, le Conseil fédéral doit de toute urgence édicter des conditions-cadres pour les investissements directs étrangers. Pour éviter que la Suisse ne soit confrontée à une liquidation sans fin, le Conseil fédéral doit de toute urgence édicter des conditions-cadres pour les investissements directs étrangers. C'est également ce que demande le Conseiller aux Etats PDC Beat Rieder (VS) dans sa motion 18.3021 « Protéger l'économie suisse en contrôlant les investissements ».

Protéger les entreprises suisses

Les entreprises suisses jouissent d'une excellente réputation internationale. Non seulement auprès des clients qui apprécient la qualité des produits, mais aussi auprès des investisseurs qui cherchent à acquérir de nouvelles entreprises. Cela s'explique en partie par le succès des entreprises suisses elles-mêmes, mais aussi parce que le droit libéral des offres publiques d’acquisition permet aux investisseurs étrangers d’acheter facilement des entreprises suisses. De cette façon, ils s'assurent non seulement l’acquisition d’une entreprise rentable, mais aussi le savoir-faire sous-jacent. Il ne s'agit pas seulement d'entreprises d'infrastructures, mais aussi d'entreprises technologiques ou pharmaceutiques qui pourraient faire l'objet de reprises. Cette situation est problématique car de plus en plus d'entreprises et de fonds investissent en Suisse pour le compte des gouvernements étrangers. Ils investissent stratégiquement en Suisse pour acquérir ces connaissances et les mettre au service de leur économie.

L'engagement pour les entreprises suisses d'importance stratégique n'est pas du protectionnisme, mais relève de notre modèle d’économie sociale de marché – une des pierres angulaires de la prospérité de notre pays. Pour la prospérité et la justice. Pour la préservation du savoir-faire suisse.

 

PDC. Prospérité et justice. Nous sommes le trait d’union.

 

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