22.11.2018 / Articles / Le PDC / Abstimmungssonntag, ATSG, Selbstbestimmungsinitiative

In puncto… Préserver notre démocratie

Dimanche le peuple suisse se prononce sur trois objets très différents. Nous dirons si nous voulons garantir dans la durée en Suisse les droits de l’homme, si nous voulons protéger les assurances sociales des fraudeurs et si nous voulons que les vaches portent des cornes ou pas.

Ces trois votations illustrent le dynamisme de notre démocratie directe. Elles prouvent que notre système politique fonctionne et que le peuple suisse peut mettre ses préoccupations à l’agenda politique. L’initiative pour les vaches à cornes est le symbole par excellence de l’unicité de notre démocratie directe. Nous verrons dimanche si Armin Capaul, le paysan de montagne de 67 ans du Jura bernois, aura réussi son pari d’inscrire dans la Constitution fédérale le soutien financier aux détenteurs de vaches à cornes. Mon opinion est claire. Une telle revendication n’a pas sa place dans notre Constitution. Mais l’acceptation de son initiative serait une petite sensation, non seulement pour Armin Capaul, mais aussi dans notre système de démocratie directe. Tout simplement parce cela est impossible ailleurs dans le monde. Nombreux sont ceux qui envient notre démocratie directe. 

La modification du droit des assurances sociales montre une nouvelle fois que le peuple suisse a son mot à dire dans la politique suisse. Un petit groupe de représentants de la société civile a réussi à récolter dans un temps très court et pour la première fois en ligne un nombre suffisant de signatures contre une loi qui a fait l’objet de peu de débats contradictoires au Parlement. La récolte des signatures s’est faite dans un premier temps sans le soutien des appareils des partis de gauche. Le comité référendaire ne devrait pas réussir son pari dans les urnes ce dimanche, le peuple suisse ayant peu de compréhension, à juste titre, pour les abus aux assurances sociales. Il est en effet nécessaire d’accepter la modification du droit des assurances sociales. Les partis de gauche et le PS en tête défendent ici une petite minorité au détriment de tous les autres.  

Qu’en est-il de l'initiative pour l'autodétermination ? Selon les initiants leur texte sauvera notre démocratie directe en situation de grave danger, la volonté populaire n’étant plus respectée. Le PDC a proposé une mise en œuvre de l'initiative sur l’immigration de masse qui aurait respecté la volonté du peuple. Mais l'UDC n'en a pas voulu. Notre démocratie directe fonctionne très bien, comme le prouvent les deux autres objets de votation du 25 novembre. Vouloir « sauver » la démocratie directe et traiter ses adversaires de « traîtres à la patrie » n’est pas crédible. L’UDC a raison de dire que dans la démocratie directe le peuple a le dernier mot. Mais cela vaudra aussi pour l'initiative pour l’autodétermination. Dimanche prochain, en Suisse, dans cantons et de nombreuses communes, le peuple se prononcera sur un grand nombre de propositions. La participation risque d’être élevée. La démocratie directe n'a donc pas besoin d'être sauvée. Elle est bien vivante. Il faudra accepter les choix du peuple, surtout lorsque ceux-ci ne correspondent pas à ses attentes. Tous doivent le faire. C’est ainsi que fonctionne notre démocratie.