05.11.2018 / Articles / Politique des institutions et droit / Initiative pour l'autodétermination, IsolementNON, SBINon

Quand autodétermination rime avec autodestruction

Le 25 novembre prochain, nous nous prononcerons sur l’initiative pour l’autodétermination de l’UDC. Il s’agit d’un projet extrêmement dangereux qui mettrait la Suisse hors-jeu au niveau international. J’en appelle donc instamment les citoyennes et citoyens à voter massivement non et à prévenir ainsi un dégât incalculable pour notre pays. Chaque voix compte !

Si l’initiative passe, la Suisse serait le seul pays au monde qui inscrirait dans sa Constitution le principe de respecter ses engagements internationaux seulement quand bon lui semble. Or, un petit pays tel que le nôtre a particulièrement besoin d’un ordre international stable, basé sur le droit. Celui-ci protège également les droits des Suissesses et Suisses et des entreprises suisses à l’étranger. De plus, les traités internationaux sont essentiels pour la prospérité de notre pays, qui exporte des marchandises à hauteur de 220 milliards de francs par an. Une fois de plus, l’UDC s’attaque donc de manière totalement irresponsable à un pilier fondamental du modèle de succès qu’est la Suisse. 

Nous sommes, avec raison, attachés à notre tradition de démocratie directe. Il est important de la préserver dans un monde globalisé où de plus en plus de normes sont décidées au niveau international. Cependant, l’initiative ne résout aucun problème. Aujourd’hui déjà, le peuple suisse peut se prononcer sur la plupart des traités internationaux. Il peut par ailleurs demander à tout moment la résiliation d’un accord. L’initiative pour l’autodétermination abolit ce système éprouvé de participation démocratique au profit d’un automatisme dont les conséquences sont absolument imprévisibles. C’est pourquoi je la rejette avec la plus grande conviction.