28.06.2018 / Communiqués / Sécurité sociale / Révisions de l’AVS, pénalisation du mariage

Seul un assainissement durable empêchera la débâcle financière de l’AVS

Depuis l'échec de la réforme de la « Prévoyance vieillesse 2020 » l’avenir de l'AVS est incertain. Après l’opposition du PLR et l'UDC à la réforme des retraites, il était clair qu'une nouvelle réforme coûterait plus chère et que les promesses faites ne pourraient être tenues. Malgré des points faibles, l'avant-projet de la nouvelle réforme de la prévoyance vieillesse adopté aujourd'hui par le Conseil fédéral est un pas dans la bonne direction. Toutefois, un assainissement structurel de la prévoyance vieillesse est nécessaire si l’AVS veut sortir des chiffres rouges.

Dans les années à venir l'AVS rencontrera toujours des difficultés financières. Les chiffres pour 2017 sont plus mauvais que prévus. Les opposants à la réforme de la « Prévoyance vieillesse 2020 » en étaient pleinement conscients et n’ont pas apporté les solutions attendues depuis longtemps. 

L’harmonisation de l’âge de la retraite doit s’accompagner d’une compensation sociale 

Pour le PDC, il est clair que l'ajustement de l'âge de la retraite des hommes et des femmes doit se faire en plusieurs étapes jusqu'à 65 ans. Cet assouplissement est une étape nécessaire. Le PDC se félicite également de la création d'incitations pour celles et ceux qui veulent travailler plus longtemps. Cependant, cette augmentation doit être compensée socialement. En plus des femmes, les personnes à faible revenu devraient également bénéficier d’un correctif social. Le PDC examinera plus en détail les variantes proposées par le Conseil fédéral lors de la phase de consultation. Le PDC rejette en revanche l’augmentation de l’âge de la retraite au-delà de 65 ans.

Une augmentation de la taxe sur la valeur ajoutée est nécessaire pour assainir l'AVS et surtout pour compenser les surcoûts induits par l'évolution démographique. Toutefois, cette augmentation de la taxe sur la valeur ajoutée doit rester raisonnable. L'augmentation de 1,5 point de pourcentage proposée par le Conseil fédéral sans tenir compte du financement de l'AVS dans le cadre du Projet fiscal 17 va trop loin. Le financement prévu de l'AVS dans le cadre de la réforme actuelle de la fiscalité des entreprises, à laquelle le PDC a largement contribué, couvrirait environ 40 % des besoins de financement de l'AVS. Le PDC saluerait donc l'aboutissement de la réforme fiscale conformément à la proposition actuelle, d'autant plus qu'il en résulterait une réduction substantielle de la TVA. Les familles et les ménages à faible revenu seraient durement touchés financièrement par l’augmentation proposée par le Conseil fédéral. Une révision structurelle de l'AVS reste nécessaire et indispensable pour le PDC. Il est important pour le PDC que le niveau des rentes soit maintenu.

Supprimer la pénalisation du mariage 

En matière de prévoyance vieillesse, les couples mariés sont désavantagés depuis des années par rapport aux couples de concubins. La pénalisation qui frappe les personnes mariées peut se monter jusqu’à 1200 francs par mois. Le PDC a toujours dénoncé cette discrimination et demande une atténuation de cette pénalisation via le relèvement du plafond dans l’AVS. Une fois de plus, le Conseil fédéral ne reconnaît pas cette discrimination.

Avec la proposition du Conseil fédéral, l'AVS n’est garantie que jusqu'en 2030 au lieu de 2033. Le PDC dénonce cette situation. Nous exigeons également qu'une nouvelle étape de réforme soit menée plus vite que ce que le Conseil fédéral a annoncé.

Le PDC se félicite que le Conseil fédéral s'en tienne à sa ligne de conduite et ouvre maintenant le processus de consultation indépendamment du financement de l'AVS dans le cadre de la réforme fiscale 17. Indépendamment de cela, un assainissement durable de l’AVS est nécessaire. Dans le même temps, le deuxième pilier doit aussi être traité le plus rapidement possible.

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