12.06.2018 / Articles / Politique des institutions et droit / politique de la drogue

Combattre le deal de rue est une priorité !

La section Lausannoise du PDC a fait de la problématique du deal de rue une de ses priorités. Beaucoup diront que ce n’est pas une thématique forte de politique familiale. Et bien, ils se trompent. La visibilité de la vente de drogues dans nos villes et surtout aux abords des écoles n’a jamais autant mis en avant les difficultés que rencontrent les familles face à ce fléau.

La présence des vendeurs de stupéfiants dans les lieux fréquentés par les enfants, les adolescents et les jeunes adultes banalise ces produits. Elle donne aussi un accès bien plus facile à ces mêmes substances. Les dealers voient et reconnaissent la fragilité des futurs consommateurs. 

Certes, nos jeunes ne sont pas leurs principaux acheteurs. Même si les produits deviennent au fil des ans de moins en moins chers, l’argent de poche de nos écoliers n’est pas très attirant. Néanmoins, nos jeunes sont d’excellents donneurs d’alertes lors d’une intervention de police ou alors de vrais petits gardiens quand il s’agit de cacher les stupéfiants. 

Un enfant, un adolescent ou un jeune adulte qui devient addict peut se voir offrir des doses de drogue contre de petits services.  Nos jeunes sont aussi très forts pour ne pas laisser paraître leur consommation par de petites astuces. La famille d’un jeune consommateur s’aperçoit hélas très souvent trop tard. Nous devons être conscients que même dans un pays tel que la Suisse les structures d’accueil ou d’aide à nos jeunes en difficulté ne sont pas suffisantes et déjà saturées. Une famille peut attendre plusieurs mois avant de pouvoir être prise en charge. Très souvent pas prise au sérieux au départ, la situation peut dégénérer très vite, entraînant le décrochage scolaire, déscolarisation ou l’arrêt d’une formation. La santé physique et psychique des jeunes consommateurs n’est pas à prendre à la légère.   

Lausanne n’en peut plus de voir ses quartiers et ses rues occupées par ses petits ou grands vendeurs. Entre la mise en danger sanitaire et le harcèlement sexuelle dont beaucoup de jeunes filles (12-16 ans) témoignent, la colère se fait sentir. Lors de mon intervention au Conseil communal lausannois le 20 mars dernier, où je dénonçais toutes les pratiques citées plus haut, seule la droite à réagi. La gauche déclarant comprendre ce sentiment dont les lausannois font part, dédramatisent la problématique et fesant passer les dealers pour des victimes qui n’auraient pas le choix. 

Le PDC Lausanne comprend la difficulté de certaines communautés mais ne peut accepter le choix de certains à vendre des produits mortels et interdits par la loi. Même si le témoignage du cinéaste Fernand Melgar est venu soutenir nos propos, la section lausannoise du PDC veut prendre cette problématique au sérieux et mener un combat politique afin que la visibilité du deal de rue soit réduite. 

Avec un rassemblement citoyen et des interventions dans les médias, nous avons réussi à faire pression sur la Municipalité qui, en urgence, a mis en place un nouveau dispositif. Une interpellation urgente sera déposée le 12 juin afin de demander un soutien de la Direction de l’enfance jeunesse et quartier à ce nouveau plan d’action. Toutes ces démarches permettent au PDC de gagner une visibilité bien méritée. 

Cette thématique si importante non seulement à Lausanne doit maintenant faire partie de notre programme politique tant au niveau communal, cantonal mais aussi national. C’est en unissant nos forces que nous arriverons à sécuriser nos villes et à protéger nos familles. 

Un bon programme de prévention et de prise en charge des jeunes est aussi nécessaire afin de pouvoir déceler et aider sans délais les jeunes consommateurs et leurs familles.