31.05.2018 / Articles / Le PDC / PDC suisse

L’objectif prioritaire : gagner des élections

Entretien avec Charles Juillard, Ministre jurassien des finances et vice-président du PDC suisse.

Quels sont vos objectifs en tant que vice-président du PDC suisse ?

L’objectif prioritaire est de gagner des élections. Pour ce faire, il s’agit surtout de montrer que le PDC a encore et toujours un rôle primordial à jouer au centre de l’échiquier politique suisse. Il est important d’être présent de manière positive sur la scène politique et médiatique suisse. Nous devons réaffirmer nos valeurs : respect mutuel, dialogue, solidarité, subsidiarité, esprit d’initiative, tolérance et ouverture, respect des spécificités cantonales.

Quels sont les défis du PDC en Suisse romande ?

Ils ne sont pas très différents des défis du PDC suisse. En effet, nous devons regagner en visibilité, en force de proposition, en capacité de vulgarisation de nos projets ; nous devons regagner la confiance des citoyens de ce pays. Pourquoi ceux-ci soutiennent très largement les solutions élaborées par le PDC aux Chambres fédérales mais préfèrent des personnalités d’autres partis quand il s’agit d’élections ? C’est la question majeure à laquelle nous devons apporter rapidement une réponse concrète et crédible.

Quels sont les thèmes que vous porterez en Suisse romande ?

En période de conjoncture favorable comme celle que nous vivons actuellement, il s’agit d’assurer des conditions cadres favorables pour que l’économie se développe en créant des emplois nouveaux et supplémentaires. Pour se faire, nous avons besoin de jeunes diplômés bien formés, en adéquation avec les besoins des entreprises et des institutions sanitaires et sociales. La Suisse romande encore davantage que le reste du pays a besoin d’entretenir des relations sereines et solides avec ses voisins, en particulier la France et l’Europe avec qui il est impératif de consolider nos relations bilatérales. L’avis de la Suisse romande doit être mieux pris en compte par la Berne fédérale.

Quelle sera la patte Juillard au sein la présidence du PDC suisse ?

C’est avant tout un travail d’équipe : je souhaite apporter mon expérience professionnelle variée en particulier dans le domaine de la sécurité, des assurances sociales et des finances. Ma connaissance des dossiers cantonaux permettra d’envisager des solutions pragmatiques, réactives et adaptées aux attentes des gens. Les entreprises veulent moins de contraintes légales et administratives : apportons-leur des solutions innovantes en matière de liens avec les collectivités publiques. La population en général et les familles en particulier réclament des allègements de leurs charges et des coûts de la santé en particulier : offrons-leur des solutions mieux adaptées à leurs réels besoins dans le respect de la solidarité nécessaire à une vie en société. Les cantons et les communes souhaitent un cadre d’action politique respectueux des besoins locaux et régionaux : limitons au minimum les réponses jacobines et souvent inadaptées et, lorsque c’est nécessaire de régler globalement le problème, assurons-nous que les cantons et les communes disposent des moyens nanciers suffisants.

Comment envisagez-vous la collaboration avec les sections romandes du PDC suisse ?

Mon objectif prioritaire est de créer et d’entretenir dans la durée des relations directes avec les différentes sections cantonales. J’irai à leur rencontre pour entendre leurs attentes et expliquer les positions du parti suisse. J’aurai évidemment besoin de l’appui des élus fédéraux et des collaborateurs du secrétariat général pour m’accompagner et m’apporter leurs connaissances des dossiers nationaux. En résumé, je souhaite ouvrir un dialogue constant et intense avec les sections cantonales. Il faut battre la campagne et se frotter l’épiderme. Je crois profondément aux vertus du dialogue et des rencontres directes.