12.02.2018 / Articles / Service public & transports / No Billag

Évitons le désastre le 4 mars !

Le 4 mars, nous nous prononcerons sur l'initiative " No Billag ", qui est un projet dangereux et irresponsable. J'en appelle donc instamment à toutes les citoyennes et tous les citoyens de refuser cette initiative.

La suppression de la redevance pour la radio et la télévision entraînerait le démantèlement immédiat du paysage médiatique audiovisuel actuel. Cela n’affecterait pas uniquement l’offre de la SSR dans les différentes régions linguistiques, mais également les stations régionales de radio et de télévision, notamment dans le canton de Fribourg. L’initiative met ainsi en péril le débat démocratique et l’échange entre les régions linguistiques. Dans un canton bilingue tel que le nôtre, nous savons par expérience à quel point il s’agit là d’éléments cruciaux pour la vie en commun.

Le « plan B » de l’UDC et de l’USAM, selon lequel il serait possible de maintenir le service public médiatique en cas d’acceptation de l’initiative, est totalement farfelu. Aucune entreprise ne peut survivre si elle perd d’un jour à l’autre les trois quarts de ses recettes. Dans la réalité, une acceptation de l’initiative profiterait surtout aux groupes médiatiques étrangers, qui s’imposeraient sur le marché suisse. Pour définir la mission du service public médiatique et moderniser son offre, nous avons besoin d’un dialogue constructif et non d’un bulldozer. Un non vigoureux et massif à « No Billag » nous permet de maintenir un paysage médiatique fort et diversifié et d’entamer sans tarder les réformes nécessaires.