29.09.2017 / Articles / Le PDC / in puncto

in puncto… crédibilité

Une majorité du peuple a rejeté la Prévoyance vieillesse 2020. Le PDC a mené une campagne de votations engagée. Le résultat sorti des urnes doit être bien sûr accepté. Mais jamais le reniement des promesses tenues n’a été aussi rapide une fois les résultats tombés.

Le PDC s’est fortement engagé pour la Prévoyance vieillesse 2020. Notre conviction était que la réussite d’une réforme devait nécessairement passer par la garantie des rentes et non par leurs réductions. Je ne vais pas énumérer tous les arguments. Ils sont connus et le peuple en a décidé autrement. Néanmoins, nous sommes tenus à ce que le peuple puisse s’exprimer à nouveau le plus rapidement possible. Il existe un large consensus sur le fait que l’AVS sera confrontée à des problèmes majeurs, si nous restons dans l’incapacité de proposer des solutions acceptables. Le PDC soutiendra l’égalisation de l’âge de la retraite entre les hommes et les femmes dès lors qu’une compensation sociale sera garantie. Nous discuterons naturellement avec tous les partis pour jeter les bases d’un nouveau consensus. Celui-ci devra être le plus large possible. La responsabilité du PDC est de jouer ici son rôle de trait d’union. Une tâche qu’aucun autre parti ne veut ou ne peut remplir.

Je tiens à vous remercier pour votre énorme engagement pendant la campagne de votations. Le PDC était uni, la base nous a soutenu et un très grand nombre de membres du PDC se sont impliqués dans d'innombrables événements et sur les réseaux sociaux. Vous pouvez être fiers de votre engagement !

Dans cette votation, j'ai été frappé par la rapidité avec laquelle certains politiciens et représentants des médias ont retourné leur veste une fois les résultats tombés. Je ne me souviens pas d’un changement d’opinion aussi rapide. 12 heures avant le dimanche de votations, de nombreuses voix laissaient entendre que la mise en œuvre d’un nouveau projet serait rapide. Lors du dimanche de votations, ces mêmes voix affirmaient que cela ne serait plus aussi simple. Avant la votation, l’argument était de dire que cela irait aussi vite que pour la réforme ratée de la fiscalité des entreprises. Et le dimanche après-midi, certains parlaient déjà d’un assainissement long et très compliqué du deuxième pilier.

Il est fort probable que le peuple ne pourra pas s’exprimer à nouveau dans les deux prochaines années sur ce sujet, comme cela devrait être le cas pour le projet fiscal. Le PDC a averti avant le double vote du 24 septembre que la réduction au premier janvier de la TVA entraînera des coûts massifs pour l’économie. La réponse qui nous a été donnée : aucun problème, au contraire c’est bien de pouvoir payer moins d’impôts. Et aujourd’hui, on nous dit qu’il est urgent de prendre des décisions rapides et surtout ne pas baisser la TVA. Celui qui aborde les votations populaires de cette manière et change son argumentation sur un claquement de doigts gagne peut-être des votations. Mais il perd une chose : sa crédibilité.