27.06.2017 / Articles / Service public & transports / retraite

Pas de contrôle pour les conducteurs jusqu’à 75 ans

Les conducteurs âgés devraient échapper pendant cinq ans de plus à l'examen médical obligatoire. Le Conseil national a soutenu par 134 voix contre 48 un projet visant à relever l'âge minimal à 75 ans. La révision de la loi sur la circulation routière, qui devrait entrer en vigueur au plus tôt au second trimestre 2019, prévoit que les détenteurs d'un permis de conduire des catégories non professionnelles doivent se soumettre tous les deux ans à un examen médical à partir de 75 ans, et non plus 70 ans comme c'est le cas actuellement.

Fabio Regazzi, pourquoi avoir soutenu le projet qui se base sur une initiative parlementaire de Maximilian Reimann (UDC/AG) ?

Aujourd’hui, nous vivons globalement en meilleure santé et plus longtemps. Les examens médicaux obligatoires existent depuis les années 60. Entre-temps la santé de notre population plus âgée s’est globalement constamment améliorée. Le report à 75 ans du contrôle médical pour les seniors est donc une mesure qui suit la tendance actuelle qui est de reconnaître le prolongement de la vie socialement active des personnes âgées. Par ailleurs, la société invite les gens à vieillir en bonne santé et leur propose de nombreuses tâches : garder leurs petits-enfants pendant que les parents travaillent, aider financièrement leurs fils et leurs filles, soigner leurs conjoints, animer les associations locales. Nombre de retraités participent déjà à ces activités de solidarité, familiales comme associatives.

Vous ne pensez-pas qu’à partir d’un certain âge, la rapidité et l’agilité baisse et qu'il vaut mieux agir de manière préventive ? Sans oublier que chaque année, il faut retirer le permis de force à plus d’un millier de conducteurs septuagénaires. 

Je crois profondément dans la responsabilité individuelle de nos seniors. Je suis certain qu’ils sauront gérer au mieux leur choix. Par ailleurs le risque d’accident auprès des seniors est statistiquement plus bas que dans la population plus jeune.

Quelles sont les mesures d’accompagnement que le Conseil fédéral mettra en place afin d’accompagner la révision de loi sur la circulation routière ?

La conseillère fédérale Doris Leuthard a déclaré vouloir accompagner cette révision par des mesures de sensibilisation auprès des plus de 70 ans pour les rendre attentifs aux dangers liés à une progressive perte de reflèxe. Dans ce sens, beaucoup a été fait et beaucoup pourra être encore réalisé grâce aux progrès techniquex et dans les systèmes d’assistance à la conduite.