16.06.2017 Articles Assurances sociales Réforme prévoyance vieillesse, Evolution démographique, retraite, AVS, TVA, PME

Des rentes sûres pour tous

L’évolution démographique fait augmenter le nombre de retraités. C’est très bien ainsi. La question du financement représente un défi de taille. Trouver un financement qui convient aux actifs comme aux retraités n’est pas une sinécure compte tenu des sensibilités politiques des différents acteurs, notamment les milieux économiques.

Cependant à mes yeux, la solution préconisée par les Chambres fédérales est raisonnable, équilibrée et acceptable pour toutes les couches de la population et notre économie. Actuellement quatre actifs financent un retraité : le déficit de financement dans l’AVS s’aggrave chaque année. Sans réforme, le déficit cumulé dans l’AVS sera de CHF 41 milliards en 2030.

Gouverner c’est prévoir

Afin de pouvoir couvrir les coûts, différentes mesures sont proposées :

  1. l’augmentation de la TVA à 8.3 % d’ici 2021 en deux étapes avec des recettes supplémentaires de CHF 2.1 milliards par année
  2. la baisse du taux de conversion de 6.8 % à 6 % dans le deuxième pilier, soit une diminution de la rente de 12 %.
  3. la compensation de cette perte par une augmentation de CHF 70.- par mois des rentes AVS, financée par le relèvement des cotisations salariales paritaires de 0.3 % et d’autre part, le relèvement du plafond des rentes AVS des couples mariés de 150 à 155 %.

Le projet actuel est la meilleure option pour les PME

La proposition de la majorité de la droite bourgeoise, en mettant l’accent sur le deuxième pilier, aurait entraîné des cotisations salariales insupportables : une augmentation de 67 % pour l’agriculture et même 86 % pour le bâtiment.

Chères lectrices, chers lecteurs du parti PDC, c’est conviction et détermination que vous direz OUI, le 24 septembre 2017, au projet de la « Réforme prévoyance-vieillesse 2020 »