04.05.2017 / Articles / Environnement et énergie / Stratégie énergétique 2050, Politique énergétique, économie, Sécurité de l'approvisionnement

3 questions à…. Yannick Buttet sur la Stratégie énergétique 2050

Plus de 140 parlementaires ont rejoint le comité « Oui à la Stratégie énergétique ». Ensemble avec diverses associations et organisations, ils s’engagent pour le tournant énergétique et soutiennent la Stratégie énergétique 2050. Le PDC s’engage fortement pour la Stratégie énergétique 2050 et a reçu de sa base le mandat de s’en tenir à une sortie progressive et ordonnée du nucléaire. Le PDC est convaincu que le peuple soutiendra dans les urnes le 21 mai prochain la Stratégie énergétique 2050.

Selon vous, est-ce que les énergies renouvelables renforceront l’économie nationale ?

Evidemment ! Et ce constat tous le partagent, même celles et ceux qui sont critiques envers la stratégie énergétique. Nous avons toujours dit que la Suisse ne possédait pas de matière première. Avec les énergies renouvelables, c’est désormais faux et nous pouvons compter sur une grande quantité d’eau, de soleil, de vent et de biomasse qui font de la Suisse un pays riche en source d’énergie. Il serait incompréhensible de poursuivre à enrichir des dictatures vendant pétrole, gaz et uranium plutôt que faire fructifier cet argent dans notre pays.

Que répondez-vous à ces personnes qui prétendent que la stratégie énergétique 2050 est un projet ni sûr, ni économique, ni écologique ?

Ah… les personnes qui disent cela le font presque toujours avec un préjugé idéologique. La stratégie énergétique remplit un double objectif ; la sécurité de l’approvisionnement et le prix attractif de l’énergie. Elle est un premier pas vers un approvisionnement énergétique 100 % renouvelable.

La stratégie énergétique permet de savoir où l’on va et d’assurer non seulement la transition énergétique mais aussi de faire face au marché actuel et tendu de l’électricité.

La stratégie doit provoquer un tournant vert et les ménages et les entreprises devront participer à l’effort en réduisant leur consommation d’énergie de 43 % par part rapport à l’an 2000. Par quels moyens peut-on y parvenir ?

Diverses mesures sont proposées car la meilleure énergie – et surtout la moins chère – est celle que nous ne consommons pas. L’isolation des bâtiments, la modernisation des systèmes de chauffage et des processus industriels mais aussi l’interdiction d’importation de véhicules et d’appareils trop gourmands en consommation énergétique sont autant de mesures qui permettront d’économiser cette énergie. Et l’argent ainsi économisé profitera à terme aux familles et aux PME de notre pays.