02.05.2017 Articles Agriculture Fédération suisse du franches-montagnes, haras national d'Avenches, Agroscope

Jean-Paul Gschwind nouveau président de la FSFM

Réunis en assemblée le 11 avril 2017 à Wallierhof/Riedholz (SO), les délégués de la Fédération suisse du franches-montagnes (FSFM) ont pris des décisions importantes concernant l’avenir de la race et la conduite de leur organisation. Divers changements sont intervenus dans les organes de la FSFM. En effet, les délégués ont nommé le conseiller national PDC Jean-Paul Gschwind comme nouveau président de la FSFM.

Les 13 et 14 mai 2017 la Fédération suisse du franches-montagnes (FSFM) fête ses 20 ans d’existence. Quels sont les objectifs que vous vous êtes fixés pour ce jubilé ?

Tout d’abord, un mot sur le site retenu pour cette manifestation, la Ville de Balsthal a été choisie en raison de sa position géographique : un lieu mieux centré que ne l’aurait été le choix d’Avenches. La Fédération Suisse du Franches-Montagnes (FSFM) souhaite faire de ce jubilé une manifestation d’envergure nationale (n’oublions pas la race Franches-Montagnes est une race nationale). Elle souhaite associer à cette fête un grand public de tout âge, les familles, les éleveurs et les détenteurs de chevaux.

Les objectifs principaux consisteront à mettre en évidence les particularités, les qualités et les atouts de notre merveilleux cheval et diffuser encore plus largement une excellente image en Suisse et à l’étranger. La FSFM souhaite aussi sensibiliser le grand public aux différents enjeux de l’élevage chevalin en Suisse et notamment la sauvegarde de la race Franches-Montagnes.

Comment comptez-vous vous engager afin que la Confédération continue à s’impliquer activement dans le soutien à la race Franches-Montagnes ?

En ma qualité de Conseiller national, j’estime être la personne idéale pour faire le trait d’union entre le monde de l’élevage chevalin Franches-Montagnes et l’Office fédéral de l’agriculture. J’attacherai une importance primordiale à la réalisation de la stratégie politique mise en place. Je pense notamment à la réalisation du mandat de prestation 2014 – 2017 donné à Agroscope par le Conseil fédéral, à savoir l’élaboration d’une stratégie visant à sauvegarder la race Franches-Montagnes.

D’autre part, avec le Comité de FSFM, je suivrai avec attention les conclusions et les propositions concrètes du postulat 16.3061, de Madame la conseillère aux Etats, Anne Seydoux-Christ, intitulé « Sauver la race de chevaux Franches-Montagnes et le savoir-faire des éleveurs ». Il demande au Conseil fédéral d’étudier des mesures innovantes et susceptibles d’enrayer la diminution du nombre de naissance de chevaux. D’autre part, le Conseil fédéral examinera les possibilités éventuelles de revenir au contingent tarifaire minimal conclu par les accords de l’OMC (3322 chevaux au lieu de 3822 actuels). Je suis convaincu que la sauvegarde de la race Franches-Montagnes passe et passera par un soutien financier accru, qu’il soit direct ou indirect de la Confédération, soutien qu’il faudra certainement ciblé différemment.

Selon vous, quelle est l’action prioritaire à court terme qu’il faut mettre en place pour maintenir le haras national d’Avenches ?

Quand bien même l’exploitation et la pérennité du Haras national sont ancrées dans la loi fédérale sur l’agriculture, force est de constater que différents milieux politiques ou voisins de la race Franches-Montagnes, ont une fâcheuse tendance à toujours vouloir remettre en cause le Haras national.

Jusqu’à présent, à travers les crédits budgétaires, la Confédération joue parfaitement son rôle. Le Haras national doit améliorer son efficacité : il faudra définir un nouveau cahier des charges pour l’institution et son compétent personnel en collaboration avec tous les représentants et les acteurs de la filière équine Franches-Montagnes. Il faudra définir des objectifs précis qui viseront à améliorer la visibilité et la commercialisation des produits issus du savoir-faire ancestral des éleveurs. Le maintien, voire le renforcement du Haras national en tant que « pôle de compétence cheval » passe par la pérennisation de l’Institut suisse de médecine équestre, en collaboration avec le Tierspital de Berne.