23.01.2017 / Articles / Service public & transports / FORTA, Politique des transports, Infrastructures routières, Trafic d’agglomération

Les transports publics ont besoin de la route et donc du FORTA

Le nouveau fonds pour les routes nationales et le trafic d’agglomération (FORTA) est un instrument indispensable pour préserver la performance de l’infrastructure routière et donc du système de transport en Suisse. Environ deux tiers des trajets en transports publics se font sur la route, c’est-à-dire en tram ou en bus. Le financement illimité dans le temps de l’infrastructure routière et de son entretien est par conséquent indispensable pour les transports publics.

Une solution de financement à long terme, pour le rail comme pour la route

Le trafic sur les routes nationales a doublé depuis 1990, avec pour conséquence davantage d’embouteillages et de goulots d’étranglement, de même que des frais d’exploitation et d’entretien plus élevés. En revanche, les recettes de l’impôt sur les huiles minérales, la source principale de financement du trafic routier, ne cessent de reculer en raison de la performance toujours accrue des moteurs. Le FORTA servira d’instrument à long terme pour combler le déficit de financement qui se profile. Il existe déjà un outil similaire pour le rail, à savoir le fonds d’infrastructure ferroviaire (FIF) que le peuple a accepté dans le cadre du projet FAIF.

Le FORTA présente de nombreuses similitudes avec le FIF. Les dépenses pour l’exploitation et l’entretien sont prioritaires. Toutefois, comme pour le FIF, il est également prévu de financer l’extension du réseau. Par ailleurs, 400 km de routes cantonales qui seront intégrées au réseau national par l’arrêté fédéral sur le réseau des routes nationales, seront également exploitées et entretenues par le fonds. Tous les chefs-lieux cantonaux seront ainsi reliés au réseau national et les régions mieux connectées entre elles. Dans les régions de montagne, les transports publics en bénéficieront également. 

Un prolongement fructueux des projets d’agglomération

Le FORTA fera aussi avancer le trafic urbain. Par le biais du FORTA, la Confédération participera pour près de 40 % au futur financement des programmes d’agglomération et soutiendra ainsi sans discrimination des projets routiers, qu'ils soient destinés aux automobilistes, aux usagers des trams, aux cyclistes ou aux piétons. Jusqu’ici, les projets d’agglomération étaient notamment financés par le fonds d’infrastructure limité financièrement et dans le temps.

Comme par le passé, les infrastructures réalisées seront celles susceptibles de résoudre au mieux les problèmes de trafic spécifiques d’une agglomération donnée. La remise des projets d’agglomération est actuellement en cours dans les cantons et la phase de réalisation est prévue pour 2019. Les catalogues de projets montrent que le besoin d’action et de financement est grand et que les demandes ne pourront de loin pas toutes être considérées. Le FORTA ouvre la voie à un prolongement à long terme des projets d’agglomération de grande envergure couronnés de succès.

Conclusion : un projet acceptable pour les transports publics

Après le FAIF, le FORTA est le deuxième projet de politique des transports en l’espace de trois ans qui profite également aux transports publics. Il pose des fondements solides pour le financement de l’infrastructure routière et assure aussi aux régions isolées un bon raccordement au système de transport. C’est pourquoi je dirai résolument OUI au FORTA le 12 février 2017.