21.01.2017 News du groupe Politique des institutions et droit Santé, droit suisse, droit international, valeurs, Religion

Retraite du groupe PDC dans le canton d’Argovie

Cette année, le groupe PDC a tenu sa traditionnelle retraite les 20 et 21 janvier 2017 à Meisterschwanden (AG), en présence des membres du groupe parlementaire, de la présidente de la Confédération Doris Leuthard, du chancelier de la Confédération Walter Thurnherr et de différents invités suisses et étrangers. Au cours des ces deux jours de retraite, les membres du groupe PDC ont traité de grands thèmes politiques actuels.

En ce début d’année 2017, le groupe PDC a à nouveau pris du temps pour se réunir, sous la forme d’une retraite, et de discuter de différents grands thèmes politiques qui jalonneront ces prochaines années. Outre les membres du groupe parlementaire, la présidente de la Confédération et le chancelier de la Confédération, différents invités ont également pris part à cette retraite.

Conciliation droit suisse et droit international

L’année politique 2016 s’est achevée avec le débat sur la mise en œuvre de l’initiative contre l’immigration de masse, thème à nouveau à l’agenda de l’année 2017. Le Prof. Bernhard Ehrenzeller, professeur ordinaire de droit public à l’université de Saint-Gall et directeur de l’Institut pour la science juridique et la pratique du droit, a permis suite à son exposé de mener une discussion sur l’immigration et la conciliation du droit suisse et du droit international.

Par la suite, le groupe PDC s’est prononcé clairement contre l’initiative RASA qui est le mauvais instrument pour résoudre les problèmes rencontrés lors de la mise en œuvre de l’initiative contre l’immigration de masse. Pour le groupe, un contre-projet à l’initiative RASA et une adaptation a posteriori de la Constitution fédérale est d’un point de vue démocratique sujette à caution. La deuxième proposition du Conseil fédéral de biffer les dispositions transitoires de l’art. 121a de la Cst. est pour le PDC tout de même conséquente. Elle respecte la décision du peuple, tout en donnant à la Suisse une certaine marge de manœuvre. Le groupe participera de manière constructive à la discussion sur un éventuel contre-projet, à la condition que d’une part celui-ci apporte une réelle plus-value juridico-politique, et d’autre part que l’initiative soit retirée.

Le groupe PDC a également clairement rejeté l’initiative intitulée « Le droit suisse au lieu de juges étrangers (initiative pour l’autodétermination) ». L’initiative torpille les intérêts et les valeurs de la Suisse et menace la protection des droits de l’homme et les intérêts de la Suisse en matière de politique de sécurité et économique. Pour le président du groupe PDC et Conseiller aux Etats tessinois Filippo Lombardi, « l’initiative demande de régler quelque chose qui n’est pas faisable de manière unilatérale : l’aspect contraignant des accords internationaux provient du droit international et non du droit suisse. La primauté absolue du droit suisse a pour conséquence directe une perte de crédibilité et de fiabilité de la Suisse en tant que partenaire contractuel. Ceci nuit massivement à l’attractivité économique de la Suisse et à la crédibilité de notre pays. En outre, en tant que petit pays, la Suisse a un intérêt tout particulier à ce que ses partenaires respectent les contrats qui les lient à notre pays. »

Religion, valeurs et société

Le PDC a lancé en été 2016 un débat sur les valeurs de notre société et leur ancrage religieux en Suisse au regard notamment des mouvements fondamentalistes et des attentats terroristes à motivation religieuse. Le groupe a échangé à ce sujet avec Saïda Keller-Messahli, présidente du Forum pour un Islam progressiste et Thomas Wipf, ancien président des Eglises protestantes de Suisse FEPS.

Nos valeurs socio-chrétiennes ont créé une société ouverte et tolérante. Le PDC respecte les autres cultures, et souhaite que la Suisse reste un pays ouvert et libre pour tous. Notre tolérance s’arrête là où nos valeurs sont remises en question. La religion est une affaire privée. La foi ne doit avoir aucune influence sur les droits civils dans notre société. Nous luttons contre toutes formes de fondamentalisme et n’admettons pas d’ordre juridique parallèle.

Stopper la hausse des coûts de la santé

La hausse des coûts de la santé pèse lourdement sur la classe moyenne, les familles et la génération plus âgée. Le PDC veut prendre des mesures qui doivent empêcher une hausse supplémentaire des coûts de la santé. Pour ce faire, il est nécessaire que tous les partenaires impliqués poursuivent le même objectif et soient prêts à réfléchir de manière globale.

Le groupe a échangé sur ce sujet avec Mauro Pedrazzini, Ministre de la Santé de la Principauté du Lichtenstein, le Conseiller d’Etat Lukas Engelberger, directeur de la santé publique du canton de Bâle-Ville, Reiner Kasperbauer, directeur général du Service médical des caisses-maladie de Bavière et Stefan Meierhans, Surveillant des prix. Modérée par Carlo Conti, ancien président de la Conférence suisse des directrices et directeurs cantonaux de la santé, cette discussion passionnante a permis de mettre le doigt sur des aspects importants qui seront repris par le groupe pour définir le plus rapidement possible des mesures contre la hausse des coûts de la santé. 

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