18.01.2017 Articles Économie durable in puncto, RIE III, FORTA, PS

in puncto... une opposition irresponsable

À la veille des prochaines votations la gauche nous rejoue la même partition, celle qu’elle reproche constamment au parti situé à l’autre bout de l’échiquier politique : dire non, sans proposer de réelle alternative et solution ; dire non pour ne pas prendre ses responsabilités ; dire non, car elle a échoué à faire passer ses revendications maximalistes. Levrat, le président du PS, annonce au printemps 2016 son envie de mener une politique d’opposition. Peu importe de savoir si cela profite ou nuit à la Suisse. L’important est d’être seul contre tous.

Cette semaine, une étude a montré que sans la réforme fiscale, 200 000 emplois dans notre pays sont en danger et qu’une source de revenus supplémentaires de 160 milliards est en jeu. Cette étude confirme ce que le processus parlementaire a déjà démontré : cette réforme fiscale est nécessaire, si la Suisse ne souhaite pas se retrouver au niveau international sur une liste noire et perdre en compétitivité. La gauche critique toujours le modèle d’imposition actuel. Maintenant que celui-ci est supprimé, la critique reste de mise. Des alternatives ? Aucune. À ce jour, la gauche n’a présenté aucun modèle réaliste pour conserver en Suisse les entreprises, les recettes fiscales et les places de travail.

La réforme fiscale est certes l’un des projets les plus complexes sur lequel les Suissesses et les Suisses doivent se forger une opinion et se prononcer. L’opposition et l’absence d’alternatives sont mauvaises conseillères. Force est de constater, qu’un Non à la RIE III le 12 février créerait une nouvelle insécurité juridique pour l’économie et mettrait en danger des milliers d’entreprises et des dizaines de milliers de places de travail, sans oublier les milliards de pertes de recettes fiscales. La conseillère d’Etat socialiste Eva Herzog sait pertinemment pourquoi elle dit OUI à la réforme fiscale. Elle est responsable des finances cantonales et répond au rejet par le président de son parti de la manière suivante : « Levrat n’a rien compris ».

Comme c’est si « drôle », et qu’il faut continuer sur cette lancée, la gauche combat encore le FORTA (le Fonds pour les routes nationales et le trafic d’agglomération). Les perdants ne sont pas uniquement les fédérations routières mais également les villes, les agglomérations et les usagers qui subissent les embouteillages. Le fonds de financement du programme d’agglomération est vide et ne pourra être alimenté sur le long terme que par le FORTA. Qui plus est, seul le FORTA permettra de lutter contre les goulets d’étranglement dans les agglomérations comme sur les routes nationales. Levrat se fait un point d’honneur à faire de l’opposition. Cela nuit à la Suisse et à la culture du consensus