16.01.2017 Articles Migration Accords Dublin, droits fondamentaux, Migrants

Renvois Dublin : pour une application juste et solidaire en faveur des familles !

La Suisse est l’un des pays qui applique le plus strictement les accords Dublin. Ce formalisme excessif conduit non seulement à la destruction de la santé psychique voire physique des personnes, mais également à des violations des droits fondamentaux et des droits de l’enfant.

Le Règlement Dublin III (2013) soulève à juste titre bien des critiques. Malgré la disparité de la prise en charge des migrants qu’elle fait peser sur les Etats signataires, cette base légale est pourtant la solution du moindre mal ; une solution qui prévoit même, dans son application, une brèche d’humanité, dans laquelle la Suisse ne semble résolument pas vouloir s’engager.

Le Parti Démocrate-Chrétien genevois condamne cette application aveugle et rigide d’un texte à l’origine de drames humains conduisant au renvoi et à la séparation de familles de migrants pour des motifs purement administratifs. A ce titre, notre parti regrette que ces renvois Dublin ne prennent souvent en compte ni l’existence d’un réseau familial ou de relation ni la vulnérabilité de certaines personnes (femmes seules avec enfants, personnes malades ou handicapées…), démontrant ainsi le non-respect de nombreux droits fondamentaux, tels que les droits de l’enfant, les droits des personnes handicapées et les droits de l’homme, voire même ceux de notre Constitution fédérale.

« L’humain doit passer au-dessus des lois » rappelle un ancien Conseiller d’Etat PDC genevois, Dominique Föllmi, qui avait permis, il y a trente ans, aux enfants clandestins d’être scolarisés.

Cet appel demande au Conseil fédéral et aux exécutifs cantonaux d’utiliser toutes les possibilités offertes par l’article 17 al.1 du Règlement Dublin afin de déroger aux revois pour des motifs humanitaires et de compassion évitant à notre pays de violer les conventions internationales relatives aux droits de l’enfant ainsi qu’aux droits fondamentaux.

L'appel est ouvert à tout un chacun sur internet à l'adresse de « solidaritetattes.ch », portant le nom du principal foyer genevois de requérants.