05.12.2016 Articles Politique extérieure Mondialisation, Conférences, ONU

Un gouvernement fort pour la planète

Notre planète subit de nombreuses vicissitudes telles que la violence des armes, l’acquisition de revenus indus, la traite humaine, la corruption, la destruction de l’environnement, l’atteinte à la liberté de croyance ou la violation des droits individuels. Cette liste n’est pas exhaustive, tant s’en faut.

Que de comportements et d’actes où l’Homme ne respecte plus aucune mesure ! Ils nous sont connus par la mondialisation de l’information et par le développement de tous les transports. Les dégâts de tous ordres sont immenses...

D’innombrables sommets et conférences ont lieu, toujours plus fréquemment, pour tenter d’y apporter des remèdes. C’est le cas notamment en matière de finance et d’environnement : G8, G20, COP 21, Forum de la stabilité financière, etc. Force est cependant de constater que ces réunions n’ont aucune légitimité, ni surtout aucune efficacité issues de la volonté souveraine de tous les Etats du globe. Bien plus, aucun suivi de la mise en œuvre réelle des décisions prises n’est assuré et moult Etats– et non des moindres – participant à ces sommets ne prennent aucune mesure concrète, une fois les ronds de jambe diplomatiques terminés.

La seule voie qui mettrait tous les Etats sur un pied d’égalité et placerait l’ensemble des gouvernements devant leurs responsabilités planétaires résiderait dans la transformation de l’ONU en un véritable gouvernement mondial jouissant d’un pouvoir réel et des moyens de sa mise en œuvre, y compris de forces armées. Aujourd’hui, la mascarade du Conseil de sécurité au sein duquel les grandes puissances détiennent un droit de veto annihile toute perspective d’une action commune forte et salutaire.

Cet appel à l’exercice commun des responsabilités au niveau mondial a été lancé au mois de mai de cette année par le Pape François. Mais l’idée même d’un gouvernement planétaire avait été exprimée en 1970 déjà par le Pape Paul VI, lors de son déplacement à Sidney. Voilà un digne mandat que le Conseil fédéral pourrait se voir attribuer de développer un tel projet sur la scène internationale, dans la droite ligne de sa politique de bons offices, mais surtout en application en en exécution du modèle suisse qui associe les forces diverses dans la recherche du bien commun.