16.11.2016 Articles Assurances sociales AVS, Caisse de pension, Rentes AVS, taux de conversion, Prévoyance veillesse

Réforme prévoyance vieillesse : une compensation dans l’AVS est indispensable

Le comité du PDC60+, le groupement des séniors du PDC, exige que la réduction des rentes des caisses de pension se compense par une légère augmentation des rentes AVS. Dans une lettre adressée au Groupe et à la Présidence du parti, il est demandé que le PDC refuse une révision de la prévoyance vieillesse qui ne contiendrait pas cette compensation et qu’il prenne le risque de voir échouer cette réforme au Parlement.

Pour le PDC 60+, une réduction du taux de conversion et la réduction des rentes futures dans le deuxième pilier sont inévitables. L’espérance de vie moyenne – qui fort heureusement s’est allongée – a pour conséquence une augmentation des années de retraite. Le capital vieillesse cotisé doit être réparti sur plus d’années ce qui, à juste titre, n’est possible que par une réduction du taux de conversion. Une subvention constante des rentes par les contributions de la génération active, qui plus tard devra s’attendre, elle, à percevoir des retraites plus faibles, est inacceptable. Le conflit générationnel qui en découlerait dérogerait totalement au principe de solidarité.

Cependant, une réduction des futures rentes des caisses de pension gagnera en votation populaire que si, conjointement, des mesures de compensation pour maintenir les rentes AVS sont prévues. Un relèvement général de l'âge de la retraite ou une simple réduction des rentes des caisses de pension conduirait à un désastre. C’est pourquoi, il faut soutenir la solution du Conseil des Etats. La majorité PLR-UDC au Conseil national a opté pour une solution sans compromis, qui ne trouvera jamais grâce aux yeux des votants. Ces partis se sont entre autres laisser guider par des principes idéologiques au lieu de proposer une solution à des problèmes concrets.

C’est pourquoi, le PDC60+ demande au Groupe et à la Présidence du parti de rejeter une révision de la prévoyance vieillesse sans une augmentation minimale des rentes AVS. Il est inutile d’accepter, juste pour la forme, une solution qui n’aura aucune chance d’aboutir en votation populaire. Si besoin est, il faudra prendre le risque d’un échec du projet de réforme au Parlement. Un tel scénario causerait moins de dégâts qu’un rejet dans les urnes.