29.09.2016 Communiqués Assurances sociales AVS, pénalisation du mariage, Prévoyance veillesse

Les errements du Conseil national

Pas d’améliorations des rentes AVS des couples mariés, pas d’augmentation des rentes AVS de 70 francs comme compensation de la baisse du taux de conversion dans le premier pilier, suppression de la déduction de coordination, le tout accompagné de coûts supplémentaires de l’ordre d’un milliard de francs dans la LPP sur le dos des jeunes et d’un relèvement de l’âge de la retraite à 67 ans. L’UDC, le PLR et le pvl se sont imposés au Conseil national. Grâce à eux, la population de ce pays est perdante sur toute la ligne.

L’AVS est la plus importante assurance sociale dans notre pays. Le PDC s’engage depuis des années pour préserver le niveau des rentes aussi à l’avenir. Le maintien à long terme de l’AVS et du 2ème pilier est également essentiel pour les jeunes et la classe moyenne. Avec les décisions prises par la majorité du Conseil national, jeunes et moins jeunes, personnes mariées et liés par un partenariat enregistré, ainsi que toutes les personnes disposant d’un revenu modeste ont perdu sur toute la ligne. La faute à l’UDC, au PLR et au pvl. Ces partis ont laissé passer l’occasion de soutenir une réforme équilibrée, afin de sécuriser à long terme la plus importante assurance sociale de ce pays.

Le PDC contre l’augmentation de l’âge de la retraite à 67 ans

Le PDC s’est opposé fermement à l’introduction d’un mécanisme d’intervention prévoyant une élévation de l’âge de la retraite à 67 ans. Le Conseil national et sa majorité UDC-PLR-pvl a introduit ce mécanisme et veut faire travailler la population de ce pays plus longtemps. Tous les sondages ont toutefois montré que le peuple suisse ne soutiendra pas une telle élévation de l’âge de la retraite. Ceux qui soutiennent ce mécanisme se confronteront à un sévère revers dans les urnes.

Rentes AVS augmentées de 70 francs

Afin de compenser la baisse du taux de conversion dans le deuxième pilier, le PDC a proposé une augmentation des rentes AVS de 70 francs pour les nouveaux rentiers. Sur ce point aussi, UDC, PLR et pvl s’y sont opposés. Ces 70 francs manqueront d’une manière ou d’une autre dans le portemonnaie des rentiers.

La suppression de la déduction de coordination coûte 4,5 milliards de francs

L’UDC, le PLR et le pvl se sont imposés avec un nouveau concept supprimant la déduction de coordination dans la LPP. Les cotisations au deuxième pilier seront ainsi prélevées dès le premier franc gagné. Mesure contre laquelle l’Union des Arts et Métiers elle-même s’est fortement opposée, car elle engendre des coûts supplémentaires très importants. Les autoproclamés partis de l’économie UDC et PLR ainsi que le pvl veulent empêcher toute compensation dans le premier pilier et sont prêts à provoquer des coûts supplémentaires de l’ordre de 4,5 milliards de francs qui impacteront en premier lieu les PME de ce pays pour une compensation dans le deuxième pilier. Le concept du PDC avec une compensation dans le premier et le deuxième pilier coûterait lui en tout 2,9 milliards de francs.

Toujours pas de suppression de la pénalisation du mariage

Le PDC lutte depuis des années contre la pénalisation du mariage tant sur le plan fiscal qu’au niveau de l’AVS : nous demandons que le plafonnement actuel des rentes pour les couples de 150 % soit augmenté à 160 %. Le plafonnement actuel est injuste ! Là aussi, l’UDC, le PLR et le pvl n’en ont cure, alors que l’UDC avait soutenu l’initiative du PDC contre la pénalisation du mariage. Ils cimentent ainsi cette discrimination et soutiennent cette discrimination des couples mariés et couples liés par un partenariat enregistré par rapport aux couples concubins. Notre combat se poursuit !

Réforme au bord du gouffre

La réforme Prévoyance vieillesse 2020 est l’une des plus importantes réformes de ces dernières décennies pour notre pays. L’avenir de notre système des trois piliers dépend des décisions du Parlement. Le Conseil des Etats avait fait un premier pas important pour le futur de la prévoyance vieillesse en automne 2015 grâce au travail du PDC. Les décisions prises aujourd’hui par une majorité du Conseil national compromettent désormais gravement l’avenir de cette réforme.

Après ces décisions décevantes du Conseil national, le Conseil des Etats doit maintenant maintenir le cap, afin que cette réforme n’échoue pas. Il n’y a pas d’alternative à cette réforme. Elle doit être menée de manière à passer l’épreuve du référendum. Mais elle n’en prend pour l’instant pas du tout le chemin… 

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