03.09.2016 News du groupe Assurances sociales Prévoyance vieillesse, Agriculture

Prévoyance vieillesse 2020 : le Groupe PDC veut maintenir le cap

Le Groupe PDC a discuté des propositions de la Commission de la sécurité sociale et de la santé publique du Conseil national (CSSS-N) à l’attention du Conseil national concernant la réforme de la prévoyance vieillesse 2020. Le Groupe PDC ne veut pas soutenir le démantèlement des rentes proposé et suivra le concept développé par le Conseil des Etats. Le groupe s’est en outre penché sur les moyens financiers destinés à l'agriculture pour les années 2018 à 2021. Il est d’avis que le moment est mal choisi pour opérer des coupes budgétaires dans l’agriculture, en particulier au niveau des paiements directs.

Pas de démantèlement des rentes

Le Groupe PDC est préoccupé par l’évolution de la réforme de la prévoyance vieillesse 2020 après le traitement du projet par la Commission de la sécurité sociale et de la santé publique du Conseil national (CSSS-N). Les mesures décidées par une majorité de la CSSS-N en matière de relèvement de l'âge de la retraite et de financement vont trop loin pour le Groupe PDC. Ces mesures ne sont pas susceptibles d’obtenir le soutien d’une majorité de la population en cas de référendum. Elles mettent gravement en danger la réforme et ainsi l’assainissement indispensable de la prévoyance vieillesse. Il n’y a toutefois pas d’alternative à cette réforme : le déficit de financement qui touche l’AVS et la redistribution dans le 2ème pilier se renforcent chaque année. L’avenir de notre système des trois piliers dépend des décisions du Parlement !

L’agriculture devant des défis importants

Le Conseil fédéral propose une enveloppe budgétaire pour l’agriculture pour les années 2018 à 2021 réduite de 3,7 % par rapport à la période 2014–2017. Le Groupe PDC se rallie à la décision de la Commission des finances (CdF-N) et de la Commission de l’économie et des redevances (CER-N) du Conseil national et soutient l’augmentation des moyens financiers destinés à l’agriculture pour les années 2018 à 2021 telle que proposées par les deux commissions. Pour le groupe, la politique agricole 14–17 est en vigueur depuis trop peu de temps pour que l’on puisse déjà en tirer des conclusions et adapter les moyens financiers destinés à sa mise en œuvre. Pour beaucoup d’exploitations agricoles, la nouvelle politique agricole demande des adaptations importantes qui sont encore en cours. Des coupes budgétaires pourraient rendre encore plus difficile ces adaptations et l’accomplissement des buts fixés par cette nouvelle politique. En outre, la force du franc ainsi que la situation difficile du marché du lait représentent des défis supplémentaires auxquels les filières agricole et agroalimentaire doivent faire face. 

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