10.06.2016 Articles Le PDC Entreprises, travail, économie

Briser les tabous pour parvenir au succès

Dans le canton de Berne, celle ou celui qui s’engage pour le PDC le fait avec la conviction que la démocratie chrétienne n’est pas obsolète mais peut apporter des réponses aux questions complexes et actuelles de la société ainsi qu’aux crises et problèmes de notre époque.

Nous sommes convaincus que la dignité humaine, la liberté et la responsabilité, la subsidiarité et une démocratie directe vivante ainsi qu’un état de droit respectueux constituent nos valeurs et donc le fondement de nos actes politiques.

On peut lire dans le programme du PDC suisse que les valeurs de bases doivent être défendues. Si évident et facile à dire, mais si difficile à mettre en œuvre de façon conséquente au quotidien dans l’action politique, que ce soit au niveau communal, cantonal ou fédéral. C’est aujourd’hui que nous devons nous engager pour nos valeurs, les afficher clairement et les défendre.

A nous donc de savoir défendre nos positions et valeurs avec convictions sans tergiverser. En tant que genevoise d’origine, je suis la première à aimer une société multiculturelle, aussi internationale et de toutes les couleurs. Nous sommes en Suisse et dans notre pays le fait de se donner la main est un acte de civilité, de respect et de courtoisie. Les femmes sont égales aux hommes et nous représentons une partie active et engagée de la vie économique, politique et culturelle.

Le PDC doit renouer avec le succès. Nous devons clairement expliquer ce que nous avons à offrir et pourquoi nous nous engageons. J’en conclu que nous ne nous trompons pas quand nous pensons à la génération future. Elle doit pouvoir obtenir les mêmes perspectives que celles dont ma génération a bénéficié : une formation de qualité, des places de travail, des logements abordables. Il faut plus d’espace pour l’entrepreneuriat et moins de réglementation. Liberté et responsabilité. Vous pourriez me dire qu’il s’agit de banalités. Quand je parle avec des professionnels de divers secteurs de l’économie, la surenchère de formulaires, de rapports, d’exigences minimales ou de mesures de protection est toujours critiquée – à juste titre. En clair : nous devons prendre ce sujet en main et cesser d’imposer au citoyen ce qu’il ou elle doit manger au petit-déjeuner.

A mon sens, il manque à la politique actuelle le courage de s’attaquer à certains tabous, de saisir les problèmes à bras le corps et les résoudre. Le chemin vers le succès passe par la prise de risque et l’affirmation de son courage.

Je pense en particulier à la réforme des assurances sociales. En 15 ans, nous n’avons quasiment pas progressé au niveau de la réforme de la prévoyance vieillesse. Je suis convaincue que nous devons nous engager dans une réforme approfondie des assurances sociales, même si cela peut être inconfortable. Non pas que je ne veuille pas avoir de succès électoral avec le PDC, mais parce que je suis convaincue que sans courage, et sans réflexion novatrice, nous ne parviendrons pas à avancer.