03.05.2016 Communiqués Politique extérieure Coopération au développement

Oui à une coopération au développement efficace

La Commission de politique extérieure du Conseil national (CPE-N) a accepté aujourd’hui le Message sur la coopération international 2017–2020 et suit ainsi les propositions du Conseil fédéral. Le PDC voulait atteindre plus de transparence et de clarté dans la coopération internationale mais n’a pas été suivi par la commission.

Pour le PDC, il ne s’agit pas de couper dans le crédit-cadre proposé par le Conseil fédéral. La coopération au développement est l’une des activités de politique extérieure les plus importante ainsi qu’un devoir constitutionnel. La coopération internationale lutte contre les causes structurelles de la pauvreté et du besoin et contribue à la prévention des crises et conflits. Le bien-être des individus à l’étranger sert également la Suisse. Nous avons un intérêt à la coopération internationale.

Message du Conseil fédéral pas clair

Avec le message proposé par le Conseil fédéral, le Parlement se penchera sur une enveloppe globale de 11 milliards de francs environ. C’est donc légitime de vouloir savoir où ira cet argent. Malheureusement, les 450 pages du message ne donnent pas, ou très peu, d’informations à ce sujet. Il n’y a pas de focalisation stratégique, et on peine à distinguer les priorités liées aux défis actuels.

Le PDC exige depuis longtemps une affectation plus efficace des moyens dans la coopération internationale, surtout aux vues des changements constants des pays sur lesquels celle-ci doit s’axer et les défis auxquels nous devons faire face. La Suisse doit constamment s’adapter aux nouvelles réalités. L’argent doit être dépensé là où il est nécessaire et peut faire une réelle différence.

Le PDC dépose une demande de renvoi

C’est pour ces raisons que le PDC veut renvoyer les propositions du Conseil fédéral avec les exigences suivantes :

  • Compte tenu du crédit global proposé par le Conseil fédéral, le message doit se focaliser sur les défis majeurs de ces prochaines années, à savoir : l’aide en cas de catastrophe, les risques de pauvreté, les migrations et la sécurité internationale.
  • Le message doit comporter des objectifs d’effets quantifiés concrets. Ces objectifs d’effets doivent se concentrer sur points prioritaires.
  • Les pays et régions prioritaires tels qu’ils ont été définis doivent être examinés et être motivés. Les mandats figurant dans le message doivent être davantage axés sur des priorités d’ordre migratoire. En outre, il y a lieu d’examiner quelles autres dépenses liées à la gestion des vagues migratoires par la Suisse pourraient être imputées à la coopération au développement.
  • Le message doit montrer les conditionnalités qui peuvent être imposées dans le cadre de la coopération internationale (conclusion de conventions de réadmission, lutte contre les persécutions frappant les Chrétiens et les autres minorités, respect des droits de l’homme, etc.).
  • L’aide aux pays de l’Est doit être revue. Il y a lieu d’éviter que des moyens financiers destinés aux contributions à la cohésion soient affectés à des États non membres de l’UE. À l’avenir, les pays d’Europe du Sud ou du Sud-Est devraient être les principaux bénéficiaires des contributions à la cohésion (par ex. pour des mesures de lutte contre le chômage des jeunes).
  • Selon l’Agenda 2030, la coopération au développement ne saurait se limiter à la lutte contre la pauvreté. La sécurité internationale est l’une des autres défis globaux à relever. Le message doit montrer de quelle manière la coopération au développement peut influer efficacement sur la sécurité internationale, en particulier sur la lutte contre le terrorisme, ou comment elle peut y contribuer.
  • Le message doit montrer quelle est l’influence de la réorganisation du DFAE (création d’ambassades « intégrées », notamment) sur les coûts. Il indiquera dans quels domaines des économies ont été réalisées et dans quels autres domaines les ressources ainsi épargnées ont été investies.

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