07.04.2016 Articles Migration Islam

La poignée de main fait partie de notre culture

Dans ma commune voisine de Therwil (BL), la direction de l’école a décidé récemment que les élèves musulmans n’ont désormais plus l’obligation de serrer la main du personnel enseignant féminin. Ceci par respect pour leur religion qui interdit à un homme de toucher une femme si ce n’est pas son épouse.

Suite aux discussions sur les cours de natation pour les jeunes filles musulmanes et le port du voile dans les écoles, une autre problématique est maintenant soulevée. En fait, il s’agit toujours de la même question fondamentale : jusqu’où pouvons-nous laisser les valeurs d’autres religions aller à l’encontre de nos valeurs et notre culture ? Le Tribunal fédéral a décidé l’année dernière que l’interdiction du port du voile dans une école constituait une attaque déraisonnable et disproportionnée à la liberté de religion. Depuis lors, une poignée de main à une enseignante pourrait également constituer une violation des droits fondamentaux. Le Tribunal fédéral a souligné dans sa décision qu’il fallait enseigner à l’école la tolérance plutôt que d’interdire les symboles religieux. Mais devons-nous sous motif de notre liberté de pensée et de notre tolérance illimitée tolérer un mode de vie intolérant ?  Non, nous ne devons pas.

Dans la société occidentale, la poignée de main est un rituel courant de salutations. A l’époque romaine déjà, la tradition de la poignée de main était connue. Sur de nombreuses pièces romaines est affichée la poignée de main comme symbole de la concorde. C’est un rituel qui se fonde sur nos valeurs. Il ne doit pas être piétiné. La décision de la direction de cet établissement ne doit pas faire école.