10.12.2015 Articles Sécurité Armee

Double jeu incompréhensible

Durant les délibérations sur le développement de l’armée, l’UDC s’est engagée vigoureusement en faveur d’une augmentation des effectifs. Elle avait exigé 120'000 militaires et voulait accroître le cadre financier fixé à 5 milliards de francs. Sans ça, la sécurité de la Suisse serait gravement menacée, avait-on entendu. Ces exigences sont-elles vraiment sincères ? Ou bien n’est-ce là que du vent ?

A l’heure du débat sur le budget, la sécurité de la Suisse était vite oubliée. Des coupes dans le budget ont tout simplement été effectuées de manière linéaire à hauteur de plusieurs millions et le DDPS a vu son budget réduit de 60 millions de francs pour l’année 2016. Ces 60 millions de francs ne sont-ils pas aussi directement liés à la sécurité ? Le Parlement montre ici son vrai visage ; l’UDC, le PLR et les Verts’libéraux ont compilé un train de mesures et adopté cette réduction.

Et comment ce cinéma est-il censé continuer ? L’UDC continuera-t-elle à être représentée comme le sauveur de l’armée ? Comment se fait-il que l’on puisse poser des exigences lors des délibérations parlementaires et faire exactement le contraire à l’heure du budget ? Comment se fait-il que l’on puisse s’engager sur toute la ligne en faveur d’une sécurité accrue, lorsque l’on n’est pas prêt à mettre à disposition les fonds nécessaires ? Combien de temps est-ce possible de manger à deux râteliers ? Tout cela n’est-il rien d’autre que de l’esbroufe, sans contenu et sans intention sincère ?

Avec le PDC, je continuerai à m’engager pour la sécurité de notre pays et pour notre armée. Et ce, non pas avec des revendications exagérées, mais applicables.