02.07.2015 Articles Sécurité E-Bikes

Les e-mountainbikes posent problème dans les montagnes

Après les routes, ils partent à la conquête des montagnes : il s’agit des vélos électriques. Les e-mountainbikes (E-MTB) permettent de parcourir confortablement et à toute allure les alpages et les pentes abruptes. Cela en fait un danger pour la nature et pour les randonneurs. Je demande donc au Conseil fédéral de réglementer la circulation des e-mountainbikes dans la nature.

Ma motion demande l’élaboration de dispositions légales concernant la circulation des E-MTB sur les chemins de randonnée, mais aussi dans les réserves naturelles et sur les routes d’alpage. Le boom que connaissent les E-MTB entraîne un dérangement croissant de la faune sauvage et des randonneurs mais il entraîne aussi une hausse du nombre d’accidents et par conséquent du nombre d’interventions de la REGA. Pour l’heure, il n’est pas clair quels vélos électriques ont le droit de circuler, et où. Il reste d’importantes zones d’ombre en ce qui concerne l’utilisation de chemins et sentiers pédestres.

Le boom des vélos électriques

Les vététistes normaux font d’ores et déjà l’objet de plaintes en raison de leur vitesse. Des milliers de nouveaux cyclistes afflueront dans les montagnes. Comme rapporté récemment par le journal NZZ, 13 000 mountainbikes électriques ont été vendus en Suisse ces six derniers mois. Il y a quelques années de cela, il n’y avait encore guère de vélos électriques dans ce segment de marché. Si l’on en croit l’association Vélosuisse, ce boom est amené à durer. Aucun examen ne confirme la maîtrise du vélo, bien que selon les constructeurs l’utilisation des e-bikes n’a rien d’un jeu d’enfant.

Pas d’espace de non-droit dans les Alpes

Je ne suis en aucun cas contre les vélos, les e-bikes ou les E-MTB. Au contraire, je trouve que c’est une bonne chose ; tout ce qu’il leur manque, ce sont des règles. Afin que les Alpes suisses ne deviennent pas une zone de non-droit, l’augmentation exponentielle du nombre des e-mountainbikes impose malheureusement de créer une base légale à inscrire dans la loi sur la circulation routière ou dans une loi annexe. Le Conseil fédéral est enjoint d’accorder une attention particulière à cette nouvelle problématique.