14.01.2015 Articles Le PDC Initiative, Famille, allocations

Elever des enfants : cela a un prix

Des Enfants ? Oui, non, peut-être…? Cette décision est hautement personnelle et doit pouvoir être prise par chaque couple pour lui-même. Pour moi, avoir des enfants est un miracle et une chance. Où en serait notre société, sans enfants ? Nous le savons tous : tant il est beau et important d’avoir des enfants, tant cela relève du challenge.

Les familles ont besoin de solutions de gardes équitables et adaptées, de logements à la hauteur de leurs moyens et de bonnes structures de formation. Les familles ont avant tout besoin d’assurer leurs moyens de subsistance, les enfants engendrant des coûts. Une étude réalisée par l’Office fédéral de la statistique montre que les coûts directs engendrés par un enfant s’élèvent à 819 francs par mois. La hausse des primes d’assurance-maladie et la diminution des subventions aggravent de plus en plus la situation des familles.

Les allocations familiales et de formation sont censées alléger ce fardeau afin que les enfants ne soient pas un risque de pauvreté. Toutefois, notre système fiscal actuel fait qu’une part non négligeable de ce soutien aux familles, les allocations – en grande partie financée par les employeurs – est recouvré par le fisc. Et ce n’est pas tout ! Les allocations familiales et de formation sont donc considérées comme une augmentation de salaire. Certaines familles peuvent donc glisser dans une classe d’imposition plus élevée. Cela ne peut pas être le but de ces aides ! C’est justement sur ce point qu’entre en jeu l’initiative du PDC : à la fin du mois, il doit rester plus d’argent dans le portemonnaie des familles – et ce indépendamment du modèle de vie et de travail choisi. En outre, reprendre sous forme d’impôts les aides versées aux familles par les employeurs ne va pas dans le sens des allocations. Est-il juste que l’économie débourse 5 milliards de francs en allocations familiales et de formation et que l’Etat en capte une grande partie en retour par le biais des impôts ?

En exonérant fiscalement les allocations familiales et de formation, ces subsides arrivent directement aux familles sans perte et profit. Avoir des enfants ne sera plus seulement un miracle et une chance mais également abordable ! Lorsqu’en 1964, nous avions encore 2,7 enfants par femme, nous n’en avons aujourd’hui plus qu’1,5. Avec le 9 février la situation se complique d’autant plus. Sans l’immigration notre population ne se serait pas renouvelée. Où trouverons-nous la main-d’œuvre, qui nous fait déjà tellement défaut aujourd’hui, sans les immigrés et les enfants ? Une raison de plus d’approuver l’initiative.

(L'article est paru dans l'édition du 15 janvier 2015 de l'Aargauer Zeitung)