14.05.2014 Articles Santé Assurance, coût des soins, sécurité sociale

Il faut une assurance des soins !

L’avancée de la médecine et l’augmentation de l’espérance de vie entraînent une forte hausse du coût des soins et posent de grave problèmes financiers aux particuliers comme à notre sécurité sociale. Sur le long terme, il nous faut donc une assurance des soins afin d’empêcher que l’Etat social ne soit grevé outre mesure.

L’avancée de la médecine et l’augmentation de l’espérance de vie entraînent une forte hausse du coût des soins et posent de grave problèmes financiers aux particuliers comme à notre sécurité sociale. Sur le long terme, il nous faut donc une assurance des soins afin d’empêcher que l’Etat social ne soit grevé outre mesure.

Prodigués à domicile de manière ambulatoire, mais surtout en cas de séjour dans un EMS, les soins constants engendrent des coûts qui souvent ne peuvent être couverts par les rentes AVS et le 2e pilier.

En principe, les prestations complémentaires prennent en charge cette dépendance aux soins. Pour en bénéficier, une part de la fortune est prise en compte, c’est-à-dire que si une personne possède des biens d’une certaine valeur, le montant est inclut dans le calcul, ce qui peut p. ex. exiger la vente de la maison. Ces réglementations sur la prise en compte de la fortune existent à juste titre, mais elles pénalisent la classe moyenne : en matière de prestations complémentaires, quiconque a donné ou dilapidé son patrimoine est traité de la même manière que celui qui a fait preuve de prévoyance pour la retraite : une injustice qu’il convient de corriger !

Une assurance pour les soins aux personnes âgées

Une option serait d’introduire une assurance obligatoire des soins, p. ex. une prime complémentaire à l’assurance-maladie à partir de 50 ans pour les soins à venir. Cela permettrait de diminuer fortement les prestations complémentaires à l’échelon individuel et global, et permettrait de relativiser la problématique de la prise en compte de la fortune.De nos jours, une assurance de plus ne serait guère populaire et aurait peu de chances d’être approuvée par le peuple. Sans compter que la « révision du siècle » de la prévoyance-vieillesse est centre du débat socio-politique, une révision qui est bien assez conflictuelle sans qu’une nouvelle assurance ne vienne s’y ajouter.

Inciter la prévoyance individuelle

C’est pourquoi nous voulons inciter à la prévoyance individuelle en encourageant la souscription volontaire à une assurance des soins. Cette assurance des soins doit prendre en charge le séjour dans un EMS non couvert par l’assurance-maladie par une indemnité journalière ou une rente. Dans un EMS de confort moyen, ces frais non couverts se situent entre 150 et 200 francs par jour.

Pour inciter à contracter volontairement une assurance des soins, le PDC 60+ exige la déductibilité des primes du pilier 3a, ainsi qu’une hausse des montants maximums actuels. Les primes doivent donc pouvoir être déduites du revenu imposable.

Il s’agit en outre de modifier la pratique actuelle concernant la prise en compte de la fortune. Cette réglementation crée des incitations non souhaitées : donner à temps sa fortune à ses successeurs ou la dilapider soi-même. S’il ne reste plus de fortune à prendre en compte, se disent ceux qui gaspillent à dessein leurs biens, les prestations complémentaires leur reviennent de droit. Il y a lieu de faire contrepoids à une attitude aussi égoïste. La prévoyance individuelle (assurance des soins) ne doit pas seulement être récompensée fiscalement, mais il faut également augmenter de manière significative la franchise pour la prise en compte de la fortune, lors du calcul des prestations complémentaires. Concrètement : quiconque a souscrit à une assurance des soins doit être assuré de pouvoir conserver et léguer sa maison (500 000 francs) même en touchant des prestations complémentaires.

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