16.05.2013 Articles Le PDC Loi sur l'asile

Des améliorations urgentes s’imposent en politique d’asile

Nous ne maîtrisons pas le domaine de l’asile. Le mécontentement de la population est grand. Les procédures d’asile durent presque quatre ans. Entre 80% et 90% des demandes sont refusées en raison de l’absence de motifs d’asile pertinents au regard de la loi. L’an dernier, les demandes ont atteint le nombre record de 28 631. En 2012, la criminalité des requérants d’asile a augmenté de 40% par rapport à 2011. Par habitant, le nombre de requérants d’asile est supérieur, en Suisse et en Suède, que dans les autres pays d’Europe. Toutes les propositions de cette révision on été faites par la conseillère fédérale Simonetta Sommaruga. Or, son parti, le PS, les rejette toutes et laisse lâchement tomber sa conseillère fédérale. C’est absolument inadmissible.

Les points essentiels du projet de révision :

  • L’objection de conscience ou la désertion ne constituent plus, à elles seules, des motifs d’asile. C’est une réaction au jugement qui a littéralement fait exploser le nombre de demandes en provenance d’Erythrée. La Suisse était devenue une destination extrêmement attractive en comparaison avec les autres pays européens. La révision garantit à toutes les personnes dont la vie et l’intégrité corporelle sont réellement menacées l’obtention de l’asile ou d’une admission provisoire en Suisse.
  • Il n’est plus possible de déposer une demande d’asile auprès d’une ambassade suisse à l’étranger. La Suisse est le seul pays à offrir cette option, ce qui a entraîné le dépôt de 7000 à 10 000 demandes ne serait-ce qu’auprès des ambassades de Syrie et d’Egypte. 4% de toutes les demandes ont été acceptées. Ces derniers pourront continuer à venir en Suisse grâce à l’octroi facilité des visas.
  • Des centres d’hébergement spéciaux seront mis en place pour les requérants d’asile récalcitrants, afin de protéger la majorité qui se comporte correctement.
  • De même, des centres fédéraux seront créés afin de mener l’ensemble des procédures de manière centralisée, ce qui permettra de raccourcir considérablement la durée de traitement des demandes.

Un NON interromprait l’ensemble de ce projet judicieux à fin septembre et nous ramènerait à la case départ. C’est pourquoi un OUI net en faveur des améliorations dans le domaine de l’asile s’impose.