15.01.2009 Communiqués Le PDC

Pourquoi vouloir se tirer une balle dans le pied ?

Le référendum ayant été lancé contre la reconduction de la libre circulation des personnes avec l'UE et son extension à la Bulgarie et à la Roumanie, le peuple devra dire le 8 février s'il veut ou non poursuivre la voie bilatérale avec l'Union européenne, une voie couronnée de succès. Pour le PDC, il est clair que ceux qui veulent résilier un accord très positif pour notre pays n'ont certainement pas en tête les intérêts de la Suisse et de sa place économique !

« Pour moi, les accords bilatéraux et en particulier la libre circulation des personnes sont synonymes de création d'emplois, de croissance économique, d'immigration contrôlée, de main-d'œuvre étrangère qualifiée indispensable à notre pays, de facilités pour la recherche. Pourquoi vouloir se tirer une balle dans le pied en combattant la voie bilatérale ? » telle est la question posée par le Président du PDC suisse, Christophe Darbellay, au début de la conférence de presse.

Le Conseiller d'Etat argovien Rainer Huber a mis en exergue l'importance des accords bilatéraux du point de vue des directeurs de l'instruction publique et il a expliqué les conséquences de ces accords pour la recherche, la formation, la formation professionnelle, la jeunesse et la reconnaissance des diplômes. « Une étroite collaboration est primordiale pour la Suisse dans ces trois domaines. Une suppression des bilatérales mettrait en péril le travail fourni jusqu'à présent et entraînerait un isolement important pour le site de recherche qu'est la Suisse. Un tel isolement aurait des répercussions négatives pour les hautes écoles, les entreprises et leur capacité dinnovation. »

La Conseillère nationale Brigitte Häberli, vice-présidente du Groupe PDC-PEV-PVL a mis l'accent sur la collaboration économique très positive avec l'UE. Elle a également décrit les conséquences d'une dénonciation des différents accords pour la place économique et financière suisse. Elle a aussi demandé aux adversaires de la voie bilatérale comment on peut avoir l'idée de se brouiller avec son principal partenaire commercial et de surplus à un moment où l'économie traverse une phase difficile. « Personne n'a intérêt à ce que nos relations se dégradent, ni les employeurs, ni les employés. »

Le Conseiller national Reto Wehrli, chef de la délégation de la Commission de politique extérieure, a rappelé que la clause guillotine lie juridiquement l'ensemble des premiers accords bilatéraux. En 2000, le peuple a aussi accepté cette règle du jeu. « Pour poursuivre la voie bilatérale et la consolider, il est impératif de respecter diverses règles du jeu, notamment la prise en compte réciproque des intérêts » a relevé Reto Wehli. Par ailleurs, il reproche aux adversaires de la libre circulation d'accepter de mettre la Suisse dans une position très délicate pour négocier avec l'Europe en cas de refus. « C'est jouer l'avenir économique de notre pays, un pari vraiment irresponsable qui met en péril un consensus fondamental mis en place au cours des ans dans notre pays. »  

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PDC suisse

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