Initiative « Baisser les primes – pour un frein aux coûts de la santé »

Le PDC veut maintenir des soins médicaux d’excellente qualité en Suisse. Les personnes atteintes dans leur santé doivent bénéficier rapidement de thérapies efficaces. Cela toutefois à un prix qui demeure supportable. 

Depuis l'introduction de la loi fédérale sur l'assurance-maladie en 1996, les coûts de la santé, et donc les primes de l'assurance obligatoire des soins, ont plus que doublé, alors que les salaires nominaux n'ont augmenté que d'un peu plus de 20 pour cent. Aucun changement de tendance n'est pour l’heure perceptible. Au contraire : les primes augmentent d’environ 5 % par année. Cette situation pèse surtout sur la classe moyenne. La limite du supportable est déjà dépassée, en particulier pour les familles de la classe moyenne : elles doivent consacrer une part de plus en plus élevée de leur revenu aux primes de l'assurance obligatoire des soins, sans pour autant bénéficier de subsides à l'assurance-maladie. La spirale ascendante des coûts de la santé doit être stoppée. 

Au printemps 2017, le PDC obtenait un premier allègement pour les familles : grâce au PDC, les primes d’assurance-maladie pour les enfants vivant dans un ménage à bas ou moyen revenu, seront réduites de 80 % au lieu de 50 % actuellement. En outre, les primes pour les jeunes adultes entre 19 et 26 ans seront fortement réduites. Bien que cette victoire importante constitue un allègement pour les familles, le problème fondamental de l’augmentation des coûts de la santé n’est de loin pas résolu. Les fausses incitations, les mécanismes de « self-service » et une gestion des coûts déficiente coûtent encore et toujours des millions aux payeurs de primes. Et pas seulement : dans certains domaines, les prestations dispensées de manière excessive et la sur-médication entraînent même des problèmes médicaux ! 

L'exigence du PDC : introduire un frein à l'augmentation des coûts de la santé 

Le principe actuel de concurrence régulée est inscrit dans la loi sur l’assurance-maladie. Malheureusement, les acteurs de la santé ne parviennent pas à utiliser leur autonomie de manière efficace. Les tarifs médicaux « Tarmed » ont par exemple fait l’objet de 6 ans de négociations, sans que cela n’aboutisse à un accord. Les blocages ont pour conséquence que les éventuels gains d’efficience rendus possibles par l’évolution des techniques médicales ne sont pas répercutés sur les assurés. Malgré des prix stables, les coûts augmentent et le volume des prestations médicales progresse sans frein. 

La Suisse tire un excellent bilan du frein à l'endettement en matière de finances publiques 

Le PDC demande ainsi l’introduction d’un frein aux coûts dans le domaine de la santé : sitôt que les coûts par assuré à la charge de l'assurance obligatoire des soins augmentent plus fortement en moyenne annuelle qu’un certain index encore à définir précisément (salaires nominaux, indice des prix, etc.), le Conseil fédéral doit prendre des mesures de limitation des coûts. La mise en œuvre de ces mesures doit se faire en concertation avec les cantons et les partenaires tarifaires.